Un voyage au Japon sous le signe du repos

2.2.19

Miam, les takoyaki !
Fin décembre, je suis partie au Japon pour fêter le nouvel an là-bas, mais aussi pour m’accorder une pause avant de reprendre un rythme effréné dans une ville qui ne s’arrête pas, j’ai nommé Shanghai. 

Ce voyage m'a rendue un brin nostalgique parce qu'il m'a d'abord ramenée en seconde, l'année où j'ai commencé à apprendre le japonais, puis en fin de L2, lorsque j'ai fait mon premier voyage au Japon avec Eloriane !

Ce voyage au Japon était mon quatrième là-bas. Ce pays est vraiment LE pays où je me sens à l'aise pour tester toutes sortes d'expériences, haha. En effet, après un premier voyage au Japon très touristique (2 semaines, 6 villes en partant du sud pour aller jusqu’au nord), un deuxième voyage express (3 jours à Noël), un wwoofing d’un mois « à la campagne » (découverte de l’agriculture, la riziculture et le quotidien d’une famille nombreuse japonaise), j’ai opté pour un 4ème voyage là-bas beaucoup plus calmeLors de ce voyage, j’ai simplement pris le temps de me ressourcer, de visiter quelques endroits, d’acheter des livres (parce que je ne résiste jamais aux livres) et de fêter le nouvel an en compagnie d’une amie et de sa famille. 

Allez, assez de souvenirs comme ça ! Laissez-vous raconter comment s'est déroulé mon séjour au Japon cette fois-ci !

29 décembre 2019 :

Comme d'habitude, j'ai du mal à dormir la veille d'un voyage. Avant de prendre mon taxi réservé sur DiDi, je vérifie encore une fois que ma chambre est en bon état. 

Et hop, je monte dans le taxi ! Après une heure et quelques de trajet, j’arrive au terminal 2 de l'aéroport international de Pudong (浦东国际机场, pinyin : pǔ dōng guó jì jī chǎng), terminal que je connais absolument par cœur à force de faire des vols internes et externes, de dire au revoir et d’accueillir des gens là-bas. Une fois sur place, je me dirige vers le comptoir de la compagnie aérienne et je m’enregistre. Aaah, moment de délivrance ! Enfin, plus de bagage, je me sens libre comme l’air ! 

Je remplis la carte de départ pour les étrangers, puis je passe les contrôles de manière rapide et je prends enfin le temps de manger mon premier repas de la journée, c’est-à-dire des pains salés achetés avant les contrôles à BreadTalk, une chaîne chinoise de pâtisseries/pains salés. J’ai acheté deux pains, un au teriyaki qui était vraiment bof et un autre aux pommes de terre et au fromage qui avait un goût sucré, comme tout en Chine, mais j’aime bien ce goût donc j’ai trouvé ça pas mal. 

Tout en lisant Peter Pan, j’envoie des messages à N., mon amie qui m’accueille les 3 premiers jours chez elle et chez qui je vais passer le nouvel an, pour régler les derniers détails. Et voilà enfin l’heure d'embarquement, j’embarque dans un avion de la compagnie Juneo Air (mon avis ici). Dans l'avion, j'en profite pour observer le ciel, chose que j'adore faire. Le ciel et les nuages étaient absolument magnifiques ce jour-là. Voici 2 photos.

 

Après 1 heure 40  minutes de vol, j’atterris à l’aéroport international du Kansai (関西国際空港Kansai Kokusai Kûkô), à Ôsaka. On prend mes empreintes, puis je me dirige vers l’immigration, je remplis la carte de débarquement (à force, je deviens habituée à tout ça, haha). Comme d'habitude, à l'immigration, on me pose les mêmes questions : je viens pour combien de temps, pour quoi faire et pour la première fois, on me demande aussi où j'ai appris le japonais (??). Puis, je récupère ma valise rapidement et je vais dehors pour acheter un ticket de bus aller-retour pour Amagasaki, ville proche d’Ôsaka, là où N. et mon hôtel se trouvent. 

Une heure plus tard, j’arrive enfin à Amagasaki et j’aperçois N.. On fête nos retrouvailles vite fait, puis on rejoint sa famille et ils m’emmènent au kaiten-zushi (restaurant de sushis où ceux-ci sont présentés par paire dans des assiettes, sur un tapis roulant). Étant donné que c’est ma première fois au kaiten-zushi, on me fait goûter à toutes sortes de sushi... C'était littéralement une explosion de goûts, dans le bon et mauvais sens du terme... On dévore tout en 30 minutes. Je me rappelle avoir été choquée de voir à quelle vitesse ils commandaient, mes yeux n'arrivaient même pas à suivre le rythme de leurs mains et je voyais la pile des assiettes s’entassait très rapidement devant moi. 

Le soir, on se détend et je parle avec elle, puis sa mère me fait boire du umeshu (梅酒, "alcool de prune") qu’elle a fait elle-même et que j’ai trouvé très bon, mais j’ai dû en abuser un peu parce que le lendemain mon estomac m’a bien signalé que c’était pas bien passé.

30 décembre 2018 :

Ça fait un moment que mon sommeil est irrégulier, chose prouvée chez N.. Eh oui, je dors 12 heures d’affilée chez eux et avec N., on sort vers 10h. On se pose dans un Starbucks et on planifie les 3 prochains jours qu'on doit passer ensemble. Une fois le planning fait, on discute pendant assez longtemps, on parle de tout ce qui s’est passé ces 6 derniers mois dans nos vies… 

Après cette longue pause au Starbucks, on part voir un film au cinéma. C’était une de mes requêtes, je voulais voir comment un cinéma fonctionnait au Japon. On décide de voir Sugar Rush 2 (Ralph 2.0 en français). J’ai été surprise de remarquer qu’en plus des habituels pop-corns et boissons, on pouvait aussi manger des frites entre autres. C’était la première fois que je voyais cette combinaison. Même si je devrais pas être surprise parce qu'en Chine, c'est encore plus fort, on peut se ramener avec toute la nourriture qu’on veut (bubble tea, hamburgers etc.) parce qu’il n’y a pas vraiment de règles. Deuxième constat que je fais, comme en Chine, la plupart des cinémas se trouvent dans des centres commerciaux. Deux heures plus tard, c'est la fin de la séance. J’ai bien aimé le film. Je trouve ça toujours aussi impressionnant et fascinant la façon dont les studios de Walt Disney réussissent à faire en sorte qu'on comprenne facilement des sujets qui sont en vrai assez compliqués (dans ce film, Internet et la Wi-Fi). 



Lorsqu’on sort du cinéma, il fait déjà nuit. On décide d’aller au supermarché acheter quelques trucs à manger pour le soir même et le lendemain matin. En rentrant, je remarque que ses parents ont préparé une takoyaki party pour moi et c’était vraiment bon, même si ses parents ont fait les foufous en essayant de mettre de tout : saucisse, fromage, poulpe, mentaiko (rogue de colin) bref. Si je peux me permettre, les takoyaki au fromage n'avaient aucun goût. Une fois la takoyaki party finie, on se relaxe en regardant la télé tous ensemble, on discute en même temps et ça m’a permis de découvrir de nouvelles émissions japonaises

J'ai suivi avec un très grand intérêt cette émission pour apprendre aux artistes comment utiliser l'Iphone alors que je n'ai même pas d'Iphone haha.
Comme vous pouvez le lire, rien d’extraordinaire ne s’est passé ces 3 jours, mais j’étais vraiment contente de passer un moment tranquille, de surcroît avec la famille de N., au Japon. Continuez de me suivre dans mes aventures japonaises ! 

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